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La delphinothérapie ou la thérapie assistée par les dauphins.

Posted on by Denis

Article par Nathalie Richard, M.Psy. 

Delphinothérapie et zoothérapie- Thérapie assistée par l’animal- Activités assistées par l’animal- La thérapie assistée par les dauphins en captivité- La thérapie avec des dauphins sauvages- Que penser de la delphinothérapie- Quelques précautions- Conclusion

A l’heure actuelle, nous assistons à un véritable “phénomène” dauphin aux différents endroits de la planète : ce mammifère marin, notre si gentil “cousin aquatique” comme le surnomment la plupart des gens, a en effet conquis le cœur et la raison de bien des personnes, enfants comme adultes.

 

 

Comment ne pas être séduit par son éternel ” sourire ” et les nombreuses légendes qui courent à travers les siècles vantant entre autres, sa gentillesse, son intelligence, son amour du jeu, son amitié désintéressée envers l’homme,.. Animal sauvage doté d’une puissance potentielle considérable, le dauphin nous ” étonne ” et nous interpelle dans la nature et la qualité des contacts qu’il établit avec l’homme depuis l’Antiquité : les récits relatant le sauvetage de navigateurs par des dauphins, les histoires d’amitiés nouées entre des dauphins et des enfants et les questions non encore élucidées (telles que le sonar, le langage, les dauphins ambassadeurs, etc) ont contribué à ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui « l’univers merveilleux du dauphin ».

L’amitié entre l’homme et le dauphin n’est donc pas un phénomène récent. Cependant, la vague de popularité suscitée par Flipper ou le Grand Bleu ajoutée au développement des images visuelles ont contribué à un regain d’intérêt pour le mammifère marin d’une part et pour les relations entre lui et l’être humain d’autre part, le dauphin devenant un Symbole : le symbole de la Liberté et celui d’un monde parfait auxquels le genre humain aspire. Régulièrement les médias nous montrent de belles images illustrant des histoires de dauphins sortant des enfants autistes de leur bulle, rendant la joie de vivre à des personnes dépressives, … Ainsi, après s’être vus transformés des années durant en véritables animaux de cirques, clowns marins destinés à divertir un public séduit, les dauphins se sont vus attribués de nombreuses qualités dont celle de « thérapeute », médecin de l’­me, faisant apparaître cette discipline récente qu’est la « delphinothérapie » ou la « thérapie assistée par les dauphins ».

 Delphinothérapie et zoothérapie 

De nombreux endroits dans le monde pratiquent aujourd’hui cette nouvelle forme de « thérapie », mettant en contact des dauphins et des humains « en difficulté » d’ordre physique, physiologique et émotionnelle.. Cependant, si certains attribuent des « pouvoirs spéciaux » aux dauphins, la delphinothérapie est avant tout basée sur les principes bien réels de la zoothérapie, discipline toute jeune qui prend du terrain et s’étend aux sphères de la Santé, l’Education et du Loisir. Cette discipline met en avant les bienfaits à différents niveaux de la relation homme/animal mais elle ne se limite pas au simple « échange » d’une personne et d’un animal. Le terme général de zoothérapie s’applique à toute activité faisant interagir des animaux entraînés et soignés, avec des personnes ayant une formation spécifique, dans un but récréatif ou thérapeutique. Les personnes pratiquant la zoothérapie sont des professionnels, para professionnels, bénévoles ou non, ayant reçu une formation spéciale.

Lorsqu’on parle de « delphinothérapie » aujourd’hui, le terme englobe les programmes de thérapie utilisant des dauphins captifs, qui constituent la majorité des cas, mais également ceux qui se développent avec des dauphins sauvages.
Il est pourtant important de souligner que ces deux approches quoi que similaires sur le fond sont totalement différentes dans la pratique et dans les objectifs poursuivis. Les deux approches correspondant, il nous semble, aux deux secteurs spécifiques de la zoothérapie qui sont « la thérapie assistée par l’animal » et « les activités assistées par l’animal » :

  • a) La thérapie assistée par l’animal (T.A.A): est une technique d’intervention en soi utilisée comme auxiliaire aux thérapies conventionnelles, où un animal joue le rôle d’intermédiaire entre un intervenant et un patient. La dimension thérapeutique prend naissance dans la relation entre ces 3 sujets : l’animal, le « patient », et l’intervenant. L’intervenant utilisant l’animal comme catalyseur dans la relation d’aide. De par sa formation il utilise les liens qui unissent le bénéficiaire et l’animal pour diriger son intervention vers un but bien précis, défini au préalable Le recours à la T.A.A. s’applique à des domaines variés : on l’utilise auprès des personnes physiquement ou mentalement handicapées, les personnes fragilisées, esseulées, les personnes âgées, les détenus, les personnes souffrant de troubles divers (intellectuels, psychologiques,…)

     

  • b) Les activités assistées par l’animal(A.A.A.) : sont des activités ayant recours à l’animal qui permettent d’améliorer la qualité de vie (briser l’isolement social, redonner aux gens un sentiment de « pouvoir sur leur vie », créer des espaces de discussion afin de restaurer une communication,…) en améliorant le sentiment d’estime de soi, la motivation et la participation à des loisirs éducatifs et récréatifs. Elles permettent également aux personnes ayant dû se séparer de leurs animaux (institutions, hôpitaux, détenus,…) de renouer un contact avec les animaux familiers. L’étendue des A.A.A. est également très variée : les hôpitaux, les foyers pour personnes âgées, les écoles, les centres de détention, centres de jeunesses, etc

Les deux secteurs de la zoothérapie nous permettent de définir ou du moins de situer les deux approches de la delphinothérapie, en milieu captif et avec des dauphins sauvages. La première correspondant à la T.A.A, la seconde se rapprochant davantage des A.A.A.

  • a) La « thérapie assistée par les dauphins » pratiquée en captivité correspond en effet à la T.A.A telle que définie plus haut. Les animaux utilisés sont des dauphins dressés, conditionnés à interagir avec l’être humain sous forme de renforcement par de la nourriture, ce qui confère aux intervenants un contrôle sur les échanges entre les animaux et les patients. Les dauphins sont donc utilisés comme source de motivation ou comme récompense auprès des patients (la plupart du temps, des enfants) lorsque ceux-ci produisent une « réponse » de type comportemental, langagier ou autre qui correspond aux objectifs à atteindre, objectifs fixés au préalable, en fonction des difficultés spécifiques des patients : il peut s’agir de rééducation physique ou langagière, de communication, de concentration,…Les dauphins, dans ces conditions, occupent une place d’intermédiaire entre le sujet et les intervenants qui dirigent véritablement les séances, séances de durée déterminée (de 20 à 50 minutes selon les endroits).

    Ces dauphins captifs évoluent dans un espace artificiel ou semi-artificiel, leurs comportements naturels de communication (sonar), de nourrissage (poisson vivant), sociaux (liens complexes entre les différents individus formant leur groupe d’origine), de survie (naissance, survie et éducation des bébés),… ayant disparu ou étant atrophiés, modifiés par la nécessité de leur adaptation dans un environnement différent. Ces dauphins sont donc habitués et conditionnés à la présence et aux contacts physiques avec les humains, contacts utilisés comme « récompenses » pour les enfants lors des séances de thérapie : séances de caresses, de nourrissage (poisson gelé), ou encore de « remorquage » (les dauphins remorquant les personnes accrochées à leur nageoire dorsale)….

    L’équipe des intervenants varie selon les endroits, mais est en général constituée d’un dresseur de dauphins et d’un ou de psychologue(s) ou thérapeute(s) particulier(s). Les parents étant inclus ou exclus, selon les cas également.

    La fréquence des sessions varie selon les centres et selon la location et disponibilité des gens intéressés. Cela varie donc des séjours « intensifs » d’une semaine à des séances hebdomadaires sur une durée plus ou moins étendue.

    Le champ d’action de la thérapie assistée par les dauphins (en captivité et avec des dauphins libres) est très vaste, si l’on fait un recensement des différentes pathologies abordées dans les différents centres pratiquant la delphinothérapie. On y retrouve des patients souffrant d’un ou de plusieurs troubles suivants : retard mental, autisme, Syndrome de Rett, dépression, anorexie, troubles émotionnels et d’estime de soi, troubles de concentration, problèmes cognitifs, phobies, Syndrome de stress post-traumatique (PTSD), Syndrome de Down (Trisomie), dyslexie, ADHD (Attention Deficit Hyperactivity Disorder), cancer, mucoviscidose, cécité, surdité, handicaps physiques, lésions de la moelle épinière et du cerveau (Cerebral palsy),…

    La thérapie assistée par les dauphins est à considérer comme une technique d’intervention alternative aux thérapies traditionnelles qui peut aider, compléter ou renforcer les résultats ou progrès obtenus au cours de celles-ci, mais qui ne les remplacent en aucun cas.

    Les thérapies avec les dauphins captifs présentent certains « avantages » par rapport à celles avec les dauphins libres : la garantie de la présence des dauphins à chaque séance, et la facilité d’accès aux installations.

    Cependant, ces « avantages » soulèvent des questions éthiques qui alimentent le débat controversé de la captivité des dauphins : l’homme a-t-il le droit de confiner des mammifères marins dont l’intelligence, le développement, la grandeur et la puissance leur ont permis tout au long de l’évolution de s’adapter à la perfection au milieu marin et de se hisser au sommet de la chaîne alimentaire, dans l’immensité de l’océan….. Au nom de raisons « thérapeutiques » ou autres… ? Si l’homme s’est progressivement coupé de la nature, son désir de retourner vers elle ne devrait pas se faire au détriment d’autres espèces, aussi bénéfiques que soient les résultats apparents…. L’équilibre et le bien-être de l’homme ne peut être atteint qu’à travers sa relation équilibrée et respectueuse du monde naturel.

     

  • b) Les programmes de « thérapie » avec des dauphins libres diffèrent sensiblement des T.A.A. au niveau du déroulement pratique, de la méthodologie et par conséquent les objectifs de ces programmes ne sont pas les mêmes non plus. La première grande différence réside dans le statut des animaux « utilisés » et donc dans la limitation d’action des intervenants sur les mammifères. En effet, les dauphins libres sont, il ne faut pas l’oublier, des animaux sauvages sur lesquels nous n’avons pas d’emprise. Pas question, ici, de dresseur manipulant des animaux dressés. Le type d’interactions (durée, qualité, la connexion qui s’établit ou non entre les mammifères et le patient…) réside avant tout dans le choix délibéré des dauphins de venir à notre rencontre et dans leur intérêt plus ou moins grand d’interagir. Les interventions de l’intervenant s’adaptent donc aux « comportements » des animaux d’une part, et au type de relation qui s’installe entre le sujet et le dauphin. La dynamique entre le patient, l’animal et l’intervenant est, ici, d’une autre nature que celle créée dans les séances de « thérapie assistée par les dauphins » en captivité.

    Avec les dauphins libres, il n’y a pas de procédure de renforcement positif par de la nourriture. Nourrir des animaux sauvages porte atteinte à leur santé, leur survie mais va également à l’encontre de la Loi sur la Protection des Mammifères Marins. Les patients qui participent aux programmes de thérapie avec des dauphins sauvages ne sont par conséquent pas récompensés ou motivés par la promesse d’un contact physique avec les animaux comme c’est le cas en captivité.

    Peu d’endroits à l’heure actuelle organisent des programmes de « thérapie » avec les dauphins sauvages. La description de l’équipe des intervenants et des activités proposées se base sur celles organisées par les membres de Water Planet. Des variantes existent sans doute au sein des autres organisations proposant ce genre de programmes, les principes de base décrits plus hauts concernant les figures centrales (dauphins, intervenants, patients) des « thérapies assistées par des dauphins sauvages » restant les mêmes.

    Ces programmes font appel aux « univers » bien particuliers que sont le milieu marin, les animaux sauvages, le monde de l’enfance et celui du « handicap » au sens large. Il est donc important que l’équipe des intervenants soit composée de personnes compétentes dans ces différents domaines afin de pouvoir les réunir harmonieusement. L’encadrement se fait donc par la réunion de professionnels de divers horizons : éducateurs, psychologues, « massage therapists », praticiens de watsu, professeur de musique, personnes qualifiées dans la conduite de bateau et dans la connaissance de l’environnement marin, des stagiaires ou étudiants venant régulièrement compléter l’équipe de base. Les parents et/ou membres de la famille font partie de l’expérience proposée aux enfants.

    Ce qui apporte la connotation « thérapeutique » s’étend au-delà des rencontres avec les dauphins, qui sont considérées comme une des composantes (certes, centrale) de l’expérience qui est à envisager comme une unité composée de différents éléments aussi importants les uns que les autres. Le programme s’étend sur une semaine, avec des sorties en mer journalières de 4 heures. Des activités complémentaires viennent chaque jour s’ajouter à l’expérience avec les dauphins : art, massage, watsu, musique au cours desquelles les enfants ont l’occasion d’extérioriser leur vécu par des canaux divers, leurs « problèmes spécifiques » étant pris en compte également.

    Si, en captivité, le dauphin est utilisé comme récompense ou comme élément motivant, nous observons qu’avec des dauphins libres, bien qu’il n’y ait pas de contact physique, la motivation et l’intérêt des enfants sont pourtant bien présents ! Même si la forme de ses séances diffèrent des T.A.A., le fond n’est pas loin de l’idée générale d’avoir recours à l’animal (même indirectement) comme catalyseur dans une relation d’aide.

    Le contexte global de l’expérience des programmes avec les dauphins en milieu marin semble rejoindre les objectifs visés par les activités assistées par l’animal (A.A.A.). En effet, l’ensemble des activités organisées tout au long de la semaine tournent autour du dauphin, de manière directe ou indirecte (rencontres avec les dauphins, ateliers de bricolage, la musique…). Les enfants sont plongés dans un nouvel environnement riche en stimulations et découvertes : la mer, les dauphins, mais aussi les poissons, les pélicans, les crustacés et bien d’autres, tous ces éléments sont à prendre en considération. Toute l’attention est tournée vers les enfants, les intervenants les encourageant à participer activement à l’exploration de leur environnement, à pousser leurs limites vers l’avant, à prendre conscience des progrès qu’ils réalisent, …Ces activités éducatives et récréatives, articulées autour de la présence du dauphin et corrélées aux attitudes des professionnels contribuent à une amélioration de l’estime de soi et à une ouverture vers le monde extérieur.

    Les liens qui se nouent entre les différents participants au cours de la semaine créent un cadre sécurisant permettant l’expression des émotions, des sentiments et facilitant la communication. Les parents participant au programme peuvent non seulement partager une expérience mémorable avec leurs enfants, assister aux progrès ou changements de ceux-ci, mais profitent aussi du fait de la prise en charge des enfants par les intervenants lors des différentes activités pour se ressourcer et avoir des moments de tranquillité, de relaxation. Ce qui, pour la plupart des parents d’enfants nécessitant des soins ou une attention permanente, constitue une opportunité qui ne se présente pas souvent. Cette expérience « familiale » a souvent pour effet de restaurer une communication plus fluide et plus sereine entre les membres de la famille, chacun d’eux ayant évacué une partie du stress de la vie quotidienne et profitant du moment présent…

    Il nous semble que ces programmes avec les dauphins sauvages peuvent être envisagés comme une expérience de retour à la nature par excellence, les buts recherchés rejoignant ceux décrits par le concept de la « zoothérapie ».

     

     

    Quelques réflexions

Que penser de la delphinothérapie ?

La vague de la delphinothérapie s’est développée en parallèle à celle de l’univers merveilleux du dauphin, et de nombreuses idées véhiculées quant aux pouvoirs de guérison des dauphins ont donné lieu à des exagérations, des abus. Certains l’abordent donc avec scepticisme, d’autres avec enthousiasme…

Nous sommes tous des individus à part entière, les personnes atteintes d’handicap également, avec des affinités, des goûts, des intérêts différents. D’ou la diversité dans le choix des « animaux thérapeutes ». Une personne ayant un intérêt particulier pour telle espèce ou tel individu, plutôt que pour un(e) autre. Outre l’attirance d’un sujet pour un animal particulier, d’autres facteurs entrent en compte également dans le choix de l’animal à utiliser : allergies, craintes, buts spécifiques de l’intervention,… 

Chaque espèce a son cadre de référence propre, régi par des codes sociaux, une gamme de comportements et une manière de percevoir l’univers bien différente, le tout représentant un éventail de possibilités à exploiter. Ainsi, le chien attire l’attention, divertit, favorise l’exercice physique par les jeux et les soins à lui apporter,….le chat, par sa manie de se blottir et de ronronner incite aux caresses ce qui entraîne un certain apaisement, la tension artérielle diminuant…la manipulation d’un oiseau incite le sujet à se concentrer, à travailler les muscles des bras, à sourire…et ainsi de suite.

La delphinothérapie est-elle plus efficace que les thérapies assistées par d’autres animaux ?

Aucune étude jusqu’à ce jour n’a pu prouver telle affirmation.

L’efficacité de la thérapie assistée par les dauphins dépend de la conjonction de plusieurs facteurs : il faut, comme nous l’avons vu que le sujet ait une affinité pour les mammifères marins, et surtout qu’il aime l’eau ! Le contexte dans lequel se déroulent les séance est extrêmement important. Le nombre de sessions, la durée, la composition des intervenants et leurs méthodes d’intervention, la location (milieu naturel ou artificiel), … Une séance isolée ne suffit pas. Pour qu’une thérapie soit vraiment efficace, il faut qu’elle s’étale sur une durée de plusieurs mois… Très souvent, dans les thérapies assistées avec les dauphins, il s’agit d’une « semaine intensive », ´ moins d’habiter ´ proximité de l’endroit.
En fonction des tous ces éléments, des résultats plus ou moins grands peuvent être observés, voire pas du tout.

Quelques précautions…

Il nous paraît important de mettre en avant une des craintes que le milieu de la delphinotherapie suscite parmi les professionnels en contact avec des personnes mentalement ou physiquement handicapées, malades, …
Trop souvent, des parents d’enfants « fragilisés » arrivent dans les endroits pratiquant la delphinothérapie avec des espoirs énormes quant aux résultats espérés, surévaluant les effets possibles de ces « thérapies miracles »… La déception de ces parents est grande.
Si cette forme de « thérapie » peut être efficace, AUCUNE étude à ce jour n’a pu prouver un effet miraculeux ! La delphinothérapie ne guérit pas.
Pourtant, certaines personnes n’hésitent pas à affirmer les effets « spectaculaires » des résultats de la delphinothérapie, sous-estimant même les thérapies utilisant d’autres animaux ! Les lieux pratiquant cette activité récente ne sont soumis ´ aucun contrôle, ont leur philosophie propre, et répandent dans le public des idées et opinions qui résultent de leurs croyances personnelles. L’absence de régulation permet à « n’importe qui » de s’improviser « thérapeute », « docteur » et de mener ses propres programmes… Ainsi, les cas d’améliorations ou de changements positifs importants se produisant parfois chez certains enfants sont vite transformés en « miracles », miracles attribués aux dauphins…. Des explications se voulant « spirituelles », métaphysiques ou autres accompagnent souvent ces interprétations abusives. C’est probablement dû à un manque d’expérience et de formation professionnelle adéquate que ces individus ont recours à des explications d’ordre « surnaturel ».
Le pas entre une philosophie personnelle et le charlatanisme est franchi……….

Conclusion

L’individualisme de nos sociétés actuelles, le matérialisme, le stress massif et permanent dõ à un rythme de vie essentiellement basé sur la performance et la production, … a comme conséquences un isolement de plus en plus grand et une coupure avec la nature entraînant des effets néfastes sur le bien-être physique et psychologique de l’être humain. Aujourd’hui, un des liens essentiels qui relie encore l’homme à son milieu naturel se situe auprès des animaux. Ainsi, par l’intermédiaire de l’animal, la zoothérapie réintroduit cette dimension « naturelle » dont nous avons tous besoin pour notre équilibre, notre bien-être.

L’Institut de zoothérapie du Québec a connu un développement considérable ces dernières années dans le développement de cette nouvelle discipline, offrant à de nombreuses institutions des services adaptés d’intervention (de groupe ou individuelle), de visites, d’animation, de conditionnement physique, d’éducation et ce, toujours par le biais d’une gamme d’animaux spécialisés.

Les dauphins sont sans aucun doute des mammifères fascinants dont ceux qui ont eu la chance de les voir évoluer en liberté et de croiser leur regard gardent un souvenir inoubliable. Animaux sauvages dotés d’une puissance incroyable, ils sont pourtant d’une douceur et d’une gentillesse hors du commun envers l’homme. Leur seule présence suffit à provoquer l’enthousiasme, la joie, la bonne humeur,… Le moment présent est mis en avant-plan. Si rencontrer des dauphins peut « aider » des enfants (ou adultes) en difficulté, il ne tient qu’à nous d’exploiter cette opportunité à la seule condition de respecter les animaux et de ne pas leur nuire, de quelque manière que ce soit.

 

Nathalie Richard – Panama City Octobre 2001

 

Pour envoyer un message a l’auteur, cliquez: nathalie@waterplanetusa.com

 

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